Posted in Bien-être Hypersensibilité - A Fleur de Peau

L’hypersensibilité, toute une histoire

L’hypersensibilité, toute une histoire Posted on 10 décembre 20172 Comments

Fleur hypersensibilité

« Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie. »

Charles Baudelaire « Fusées » Journaux intimes (1887), Oeuvres complètes I, éd. Claude Pichois, Gallimard

 

Vous considérez-vous comme sensible, à fleur de peau, la peau à vif ?

Ou peut-être à l’inverse ne comprenez-vous pas la sensibilité de certaines personnes. Pourquoi diable cette personne fond en larmes tout à coup ? Ça tourne pas bien rond chez elle pensez-vous tout bas.

Et bien souvenez-vous de la princesse au petit pois, cette sensible hors catégorie. Sa sensibilité à un petit pois glissé sous un matelas (test ultime de la princesse) lui vaut de devenir princesse. Bon, certes, on peut y voir une forme de cliché. Une femme est sensible, douce et délicate. Blablabla.

Sauf que comme dans la vie il y a des princesses mais aussi des princes au petit pois. Eh oui, messieurs dames.

Aujourd’hui j’aimerais vous raconter un conte indien, moins connu, où ce ne sont pas des princesses mais trois frères qui font preuve d’une grande sensibilité.

Pour activer et réveiller vos oreilles et mettre au repos vos yeux, je vous invite à écouter une adaptation de ce conte. Allez je vous emmène. Fermez les yeux. Là, tranquille.

Les Trois Frères

 

shumilov-ludmila on unsplash

 

Ce conte se passe en Inde. Il y a un cadre idéologique et culturel qui valorise la délicatesse et la sensibilité comme des qualités admirables chez les personnes brahmanes (l’une des castes présente en Inde).

 

L’hypersensibilité dans la vie quotidienne

 

Si j’ai choisi ce conte c’est pour vous parler de sensibilité sensorielle élevée chez les personnes hypersensibles. Quézako ?

Quelques exemples pour illustrer :

  • Le bruit environnant : c’est être contraint de se boucher les oreilles ou bien sursauter alors que l’autre loustique à coté de toi n’a pas bouger d’un iota.

Petite anecdote personnelle, un jour, dans le métro, un freinage un peu fort et un bruit beaucoup trop inatendu à mon goût m’a amené à saisir le bras de mon voisin de métro. Un peu plus et je l’entendais me dire “Mademoiselle, pourriez-vous me rendre mon bras s’il-vous-plait ?”

Autant dire que les lieux mondeux sont vite agressants concerts, restaurant, bar, manif’ ..

  • Les odeurs : je suis régulièrement indisposée par des parfums dans le métro lorsque je suis à proximité de quelqu’un et cela me provoque un mal de tête. “Mais pourquoi avez-vous vidé votre flacon ce matin ?” Bon l’avantage c’est que tu ressens aussi les odeurs agréables en plus intense. La forêt en automne est un délice sensoriel.

 

  • La lumière : si elle est trop forte, trop jaune, trop blanche, trop bleu, orientée directement vers les yeux, c’est très vite insupportable. Les néons, les lumières artificielles, le soleil .. Aarg

Anecdote personnelle: mes colocs’ ont voulu faire un changement dans les toilettes. Ils ont remplacé l’ampoule lambda par une ampoule bleu. L’ampoule a vite été retirée. Je ne la supportais pas. J’avais l’impression de me retrouver en boîte de nuit, dans un mauvais film salace. Et surtout cela gênait ma vue.

  • Le toucher comme notre brave troisième héros, c’est être sensible au niveau de sa peau.

 

  • Même chose concernant la faim et la fatigue, j’ai un seuil de tolérance plus bas que la moyenne. Je peux rapidement devenir à cran et à croc. Et mon niveau de patience s’écroule. C’est l’ogresse en moi qui reprend le dessus. J’AI FAIM ! Variante: IL FAUT QUE JE DORME !

Si je vous ai raconté ce conte, et que je vous ai parlé de sensibilité sensorielle, c’est pour vous présenter ce que peut être l’hypersensibilité. Elle est un trait de personnalité en aucun cas une maladie. Ce n’est pas facile à vivre au quotidien. Pourtant une personne hypersensible fait souvent face à des incompréhensions et peut ressentir un décalage avec les autres personnes. Ce n’est pas facile de paraître “fragile”, “trop sensible”, “qu’on exagère” ou “qu’on pourrait faire un effort”. Sauf que non, on ne peut pas. Nos limites ne sont pas les mêmes que celles fixées par la société pour le tout à chacun. J’ajoute qu’en tant que femme c’est déjà complexe, alors imaginez pour un homme. C’est pire ! Certaines situations sont plus compliquées et cela nous demande de nous adapter. La sensibilité dans notre société, n’est pas valorisée contrairement à nos trois héros du conte.

Je vous reparlerai de l’hypersensibilité dans d’autres articles notamment pour mieux vivre votre hypersensibilité ou aider une personne hypersensible de votre entourage. Mais aussi pour vous expliquer les qualités que donne l’hypersensibilité.

Ce sujet est une des raisons de création de mon blog ! Sensibiliser à l’hypersensibilité. Si vous avec des anecdotes, des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à me les envoyer !

Note: Vous pouvez retrouver le conte dans le livre de Muriel Bloch 365 contes pour tous les âges ou dans les recueil Les contes du vampire (conte numéro 8).

A bientôt et soyez fièr(e) d’être sensible !

2 thoughts on “L’hypersensibilité, toute une histoire

  1. Merci pour ce bel article , je partage cette hypersensibilité , richesse infinie qui demande à bien se connaitre pour vivre avec soi et avec les autres ….

  2. Comment vivre avec cette hyper sensibilité ? parfois on va jusqu’à l’épuisement , plus d’énergie , comme si tout ce qui nous entoure nous agresse ..
    J’attends avec impatience les articles qui suivront sur ce sujet , comment se ressoucer , comment en faire une richesse ?
    Très joli conte à méditer ….

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